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Les ados et les médias sociaux
Dernièrement, j’ai eu quelques discussions avec différentes personnes au sujet des adolescents et des médias sociaux.
Comme pour chaque génération, les ados ont des défis spécifiques à relever, qui souvent sont différents de ceux que leurs parents ont vécus et donc, ceux-ci comprennent mal.
Au temps de mon père (qui aura 75 ans à l’hiver prochain), c’était la cigarette, entre autre. Ma génération, la drogue (même si ça a pas trop changé pour la génération actuelle). La présente génération, c’est également les réseaux sociaux.
Je suis assez confiante quand j’affirme que nous avons tous fait des niaiseries, à un degré plus ou moins grave, lors de notre adolescence. Des trucs que nous sommes moins fiers. Heureusement, l’impact était assez restreint, souvent gardé au sein d’un groupe d’amis ou tout au plus l’école (dans le pire des cas). Aujourd’hui, ça se passe sur les réseaux sociaux, en plus de dans le “monde réel”.
Vous avez sûrement attendu “faut que jeunesse se passe”. À l’adolescence, c’est le temps des expériences, lâcher son fou. C’est souvent très inoffensif. Sauf parfois pour des yeux d’adultes, et pris hors-contexte.
Il est beaucoup question depuis une semaine d’intimidation à l’école, et dans la vie. Une réponse classique “C’était juste pour rire.” Si c’est pas drôle (vraiment) pour les 2 parties, c’est pas drôle point, et ça s’appelle de l’intimidation.
Cette même logique s’applique aux réseaux sociaux et va même plus loin.
Nous avons eu la chance de vivre nos expériences d’ados dans une sorte d’intimité (surtout en comparant à aujourd’hui) et une fois quelques mois passés, ou quelques années, c’est devenu un choix pour nous d’en reparler ou non. Avec les médias sociaux et Google, les règles ont changés. Si tu veux trouver, tu peux, et trop souvent sans demander à la personne concernée.
Ce que les ados doivent retenir c’est que ce qu’ils postent sur Facebook, par exemple, peut éventuellement être vu ou lu par n’importe qui. Le contenu peut être partagé ou exporté par un “ami”. Une photo ça se sauvegarde très bien sur un ordinateur pour ensuite en faire ce qu’on veut. Il est aussi facile de faire des captures d’écran. Une fois sur le Web, dit-vous que vous en perdez le contrôle. Et si dans 4 ans, c’était votre future employeur qui voyait cette photo? Ou lisait ce message?
Ce que les adultes doivent retenir c’est que la jeunesse doit se passer. Avant de juger, pensez à votre adolescence, et prenez le tout avec un grain de sel. Soyons compréhensif de nos phases de vie. Ils deviendront des adultes un jour, comme vous l’êtes devenu. Que celui qui n’a pas jamais pêché lance la première pierre.
Twitter et les médias traditionnels

Photo de: http://www.flickr.com/photos/teller/3367038323/sizes/m/in/photostream/
Quelqu’un m’a déjà questionné sur la différence entre trouver des nouvelles dans le journal (ou à la télévision) versus sur les réseaux sociaux. Il est maintenant courant d’apprendre une nouvelle toute croustillante, sur les réseaux sociaux, plus particulièrement sur Twitter et Facebook.
Ma réponse?
À mon avis, les réseaux sociaux sont une façon de “commérage ” moderne pour l’Homme. Comme il y a des dizaine d’années dans les petits villages, tu pouvais entendre une rumeur, certaines sont vraies, d’autres non.
Vous pouvez lire beaucoup de choses sur Internet, tout comme à la télévision d’ailleurs, mais plus il y a de sources différentes (et surtout sans liens apparents) qui disent la même chose, plus vous pouvez avoir de raison de croire que c’est vrai.
Par contre, au bout de la ligne, pour connaître les détails et obtenir des faits véridiques, vérifiés sur lesquels nous avons collectivement confiance, nous nous tournons vers des gens qui ont une formation et dédient leur vie à ce métier: les journalistes.
Je crois que généralement, il faut prendre avec un grain de sel les nouvelles au hasard que nous pouvons lire sur Internet, par exemple, que Facebook va devenir payant. Même si elles sont largement redistribuées sur Facebook et Twitter.
Mon topo
D’un autre côté, les réseaux sociaux ont pris une importance significative sur les médias traditionnels. J’ai été un peu troublé hier d’écouté Mon topo à TVA qui discutait d’un billet d’infraction pour vitesse d’un jeune de 18 ans. Ils affichaient sur leurs ondes une copie (masquée) du billet d’infraction qu’ils avaient obtenu via Facebook. Via un ami, d’un ami, d’un ami qui avait fait parvenir d’image à la journaliste.
Je crois que c’est une pratique douteuse. Il y a bien certainement la logique que si tu veux pas quelque chose se sache ou se voit, ne le dit pas et ne le publie pas, mais qu’un média télé republie sans l’autorisation de la personne concernée? Je doute…
D’ailleurs, nous pourrions également prendre l’exemple du chauffeur d’autobus qui a fait la machette parce qu’il chantait en conduisant. Lui a-t-on demandé s’il voulait qu’on le diffuse partout comme ça en train de chanter?
Article qui m’a inspiré et qui pourrait vous intéresser: http://www.cyberpresse.ca/arts/medias/201105/26/01–4402930-qui-peut-predire-lavenir-des-medias.php
Si une députée trouve du temps, pourquoi pas vous?
L’un des arguments que j’entends le plus souvent à propos de commencer ou non à communiquer sur les réseaux sociaux est “j’ai pas le temps, je peux pas être là-dessus toute la journée.”
J’ai trouvée cet argument particulièrement intéressant mercredi dernier lors du 12e Déjeuner du commandant quand j’ai pu parler avec plusieurs personnes et que la conversation est tombée sur les réseaux sociaux. J’avais au moins une personne dans les deux “clans” opposés.
D’un côté, j’avais une personne, qui utilise Facebook mais pas Twitter, me disant que ça demande trop de temps et que c’est pas possible pour elle d’être là-dessous toute la journée. Et de l’autre, la député du NPD à Gatineau Françoise Boivin qui y est très présente. Je crois pouvoir déclarer avec assez de certitude qu’elle a un horaire chargé.
Mme. Boivin est sur Facebook et sur Twitter et me confiait mercredi dernier qu’elle y publie elle-même. Elle a tout de même une équipe pour la supporter, par exemple, avec la création de vidéos. Mais les messages sont écris par elle.
D’ailleurs, jeudi dernier pour #jeudiconfession , je lui ai demandé d’écrire un témoignage sur son utilisation des médias sociaux, que voici:
Les médias sociaux sont au centre de ma stratégie de communication. On rejoint les gens chez eux avec un message positif, quand ils le veulent, sans les déranger. Facebook et Twitter me permettent aussi de jauger l’opinion de mes commettants de façon instantanée sur des sujets très variés et d’interagir avec eux sur une base régulière. Bien que cela demande une certaine discipline de ma part, mon Blackberry me permet cette grande disponibilité dans les médias sociaux car il me suit où que je sois.
Je crois fermement qu’il est possible d’être présente sur les réseaux sociaux, d’y communiquer efficacement, d’y retrouver un bénéfice et de faire des affaires profitables. Faut simplement connaître la juste mesure en temps mais surtout s’y impliquer honnêtement.
Vous voulez en apprendre plus sur l’utilisation des médias sociaux? J’offre de la consultation, du coaching et de l’accompagnement sur ce sujet.
Note — Merci à Mme. Françoise Boivin d’avoir si gentiment, et rapidement, accepté d’écrire un témoignage. Je crois qu’elle est un exemple d’utilisation des médias sociaux en politique, particulièrement en Outaouais. Vous pouvez la retrouver sur sa page Facebook mais principalement sur son profil (demande d’amitié requise) et sur Twitter (@FboivinNPD).
60% des canadiens, utilisant l’Internet, sont sur les réseaux sociaux
La semaine dernière, je donnais une formation sur la base des réseaux sociaux. Une partie de l’audience était là pour que je les convainque d’embarquer sur les réseaux sociaux.
Il existe pleins d’arguments pour ne pas embarquer sur les réseaux sociaux, surtout si nous avons peur de “big brother”. Par contre, la réalité est que ceux-ci nous apporte, à mon avis, des avantages sociaux immenses. La communication n’est-elle pas la clé de bien des succès personnels et professionnels?
En plus, je suis tombé sur cette infographie qui relate que 60% des canadiens, utilisant l’Internet, sont sur les réseaux sociaux et que de ce nombre, 86% des 18–34 ans, 62% des 35–52 et 43% des 55 et + les utilisent. Des statistiques qui parlent d’elles-mêmes. L’effet de masse a fait son travail et les gens sont présents.
De plus, 1 personne sur 3 y va quotidiennement.
En tant que travailleur autonome, entreprise ou même employé, une tonne de conversation — humaine — s’y déroule. L’information circule et des liens se créent. Que vous y soyez ou pas.
Alors conversons!
Google+ une nouvelle conversation ou un duplicat?

Google+ a fait son entrée (enfin, une nouvelle fois après l’échec total de Buzz) dans le monde des réseaux sociaux il y a quelques semaines et déjà il compte des millions d’utilisateurs et démontre une montée fulgurante. Par contre, après plusieurs semaines “d’utilisation”, je demeure encore septique de sa réelle pertinence. Devrais-je y dédier plus de temps?
Avec Twitter et Facebook déjà bien implanté dans nos routines de communication, une questions est très pertinente est: avons-nous besoin de s’investir dans un nouveau réseau social?
Les options
Les options offertes sont intéressantes et rassemblent certaines des fonctionnalités ou idées de Twitter et Facebook. Par exemple, les cercles (pages sur Facebook et suiveux sur Twitter). Vous pouvez choisir lors de la publication d’un message (idem pour les photos et les vidéos) de partager ce contenu avec tous (extended circles) ou seulement avec un ou plusieurs de vos cercles. Vous ne suivez pas un individu mais plutôt, vous l’ajoutez à un cercle.
Il est possible de converser par chat et même par vidéo directement via Google+. Par contre, étant donné qu’il faut un compte Google pour avoir un compte Google+ (en plus, encore à ce stade, il vous faut une invitation) ceci fait en sorte que c’est pas encore très peu pratique puisque, dans mon cas du moins, peu de gens avec qui je converse régulièrement ont embarqués sur Google+ (et d’ailleurs ils n’ont pas montré beaucoup d’intérêt pour le faire). Skype reste une solution plus viable.
Le contenu
Le contenu est décevant. Souvent beaucoup trop long (normale, il n’y a pas de limite en caractères) et même répétitif d’un autre réseau social (Twitter par exemple). La tendance actuelle semble aller vers des entrepreneurs qui jasent affaire avec des liens trouvés sur le Web plutôt que des conversations pour apprendre à se connaitre tels que sur Facebook et Twitter. Après tout, je continue à croire que c’est l’élément clé qui fait que les réseaux sociaux fonctionnent: être social! Répliquer constamment et majoritairement du contenu retrouvé sur le Web, n’est pas très sociale à mon avis. Si vous alliez à un 5 à 7 et que vous parliez “en masse” de tout ce que vous avez lu dans le journal de ce matin, sans commentaire et sans arrêt, est-ce que les gens continueraient à s’intéresser à la conversation bien longtemps?
La conclusion
En conclusion, il est encore tôt pour moi, pour me faire une opinion solide sur Google+. Je crois qu’il y a encore du potentiel pour qu’il devienne un réseau social solide et complet. Par contre, pour les premières semaines, le contenu et les conversations qui s’y déroulent sont trop médiocres pour que j’y prenne vraiment le goût. J’essaie de penser à aller y jeter un coup d’oeil régulièrement mais sans plus d’intérêt pour l’instant… À suivre.
Si vous aimeriez me retrouver sur Google Plus, vous pouvez le faire ici.
Et vous? Êtez-vous sur Google+? Si oui, comment vous trouvez?

