Archive for the ‘Outils’ Category

Photographie de mariage – La réception

Pho­togra­phie de mariage

La récep­tion

Par Claude Brazeau

Bon­jour !

J’aime beau­coup cette par­tie de la journée. C’est là qu’on peut pren­dre une pause et s’amuser à faire beau­coup de pho­tos sur le vif.

J’essaie tou­jours de ter­miner la séance avec le cou­ple en avance afin de pou­voir pho­togra­phier les détails de la salle. L’ensemble des tables mon­tées, la table d’accueil, la table à cadeaux, les déco­ra­tions, etc. Cer­tains cou­ples met­tent beau­coup de temps et d’énergie à pré­parer leur salle, d’autres lais­sent cette tâche aux pro­prié­taires de la salle en ques­tion. D’une façon ou d’une autre, on doit faire notre pos­si­ble pour que le cou­ple aient des pho­tos de tous ces beaux arrange­ments. J’ai tou­jours des com­men­taires du genre «merci d’avoir pho­tographié tous les détails, la journée passe telle­ment vite qu’on n’a pas le temps de tout voir».

L’entrée des hon­neurs est tou­jours un beau moment. Cer­tains font une entrée très sim­ple mais d’autres vont entrer en don­nant un spec­ta­cle à leurs invités. J’ai même vu un cou­ple chanter et danser tout en faisant le tour de la salle. De très beaux moments à capter. J’utilise presque tou­jours un grand angle tout en me ten­ant tout près pour ce genre de pho­tos. Une vitesse lente et une touche de flash per­met de met­tre du mou­ve­ment dans l’image.

Je ne pho­togra­phie que très rarement tous les invités aux tables. Il faut avoir le temps et ce n’est pas une bonne idée de les déranger un coup le repas com­mencé. Après le repas, les tables sont pleines de restants de nour­ri­t­ure, de bouteilles vides et les invités sont repus. Pas très pho­togénique tout ça :-)

Si le repas est servi, et surtout si nous sommes dans un étab­lisse­ment reconnu pour sa cui­sine, je pho­togra­phie tous les ser­vices. Potage, salade, plat prin­ci­pal et dessert frais déposés sur la table devi­en­nent sou­vent de très beaux fonds de page pour l’album. Si le vin est une cuvée spé­ciale ou avec une éti­quette per­son­nal­isée, j’en fais aussi une photo.

Les dis­cours sont une très belle occa­sion de faire des pho­tos sur le vif et de capter toutes ces belles expres­sions sur les vis­ages des hon­neurs et des invités. Le père de la mar­iée qui raconte une anec­dote sur la jeunesse de sa fille peut amener des sourires, des rires et même des larmes : soyez prêts. J’installe tou­jours un flash dans le fond de la salle face à la table d’honneur et j’utilise le 200mm pour ne pas me met­tre entre les invités et l’action. La dis­cré­tion est tou­jours la clef de la réus­site des pho­tos sur le vif. J’aime bien quand le cou­ple me demande com­ment j’ai fait ces pho­tos puisqu’ils ne m’ont pra­tique­ment pas vu de la soirée.

Les pre­mières danses : quels beaux moments et que d’émotion à capter ! Je déplace le flash près de la piste de danse, pré­pare deux appareils : un avec la 85mm pour les plans rap­prochés et un avec la 24mm pour les plans larges. J’aime utiliser les flashs comme back­light, c’est une tech­nique qui marche à tout coup. Je demande tou­jours au cou­ple si leur pre­mière danse est une bal­lade. Si ce n’est pas le cas, je sais que j’aurai à tra­vailler beau­coup plus fort pour capter une danse rapide.

Je quitte tou­jours après les pre­mières danses. Je fais quelques pho­tos des invités qui dansent lors de la chan­son qui suit mais je ne reste pas pour la suite de la soirée à moins d’une entente préal­able avec le cou­ple. J’essaie habituelle­ment d’aller saluer et féliciter les nou­veaux mar­iés avant de quit­ter. Ce n’est pas tou­jours pos­si­ble puisqu’ils sont sou­vent sur la piste de danse en train de célébrer.

Dés mon arrivée à la mai­son, c’est le proces­sus de trans­fert et de back-up des fichiers qui com­mence. Mais ça, c’est une autre his­toire :-)

Pour le photographe:

  1. Essayez d’arriver dans la salle avant les invités afin de pho­togra­phier les arrange­ments, tables, fleurs et détails.
  2. Soyez dis­cret, ce n’est pas votre show.
  3. Anticipez les beaux moments, observez bien les acteurs principaux.
  4. Écoutez les dis­cours, ils vous don­neront le sig­nal pour capter les meilleures expressions.
  5. Pho­togra­phiez tous les plats servis.
  6. Pour les pre­mières danses, essayez un éclairage dif­férent et soyez créatif. Surtout pas de flash sur appareil réfléchi au pla­fond. Utilisez des vitesses lentes, des mou­ve­ments latéraux pour créer une ambiance.
  7. Si vous utilisez un flash sur trépied, assurez-vous de bien le sécuriser au mur à l’aide d’une attache élas­tique (Bungee Cord). Vous ne voudriez surtout pas blesser un invité qui trébucherait dessus par accident.
  8. Amusez-vous !

Pour les mariés:

  1. Oubliez le pho­tographe et vivez vos émo­tions : il saura sûre­ment les capter pour vous les faire revivre à chaque fois que vous ouvrirez votre album photo.

À suivre…

Détails — “Smar­ties” avec le nom des mariés

Utilisez le flash autrement que sur votre appareil

Le petit Château

Un peu de mouvement

Choisir un logiciel anti-virus

Com­mençons par la base…

Qu’est-ce qu’un virus?

Un virus est un bout de code pro­grammé dans le but d’exploiter, entre autre, des faib­lesses de votre sys­tème d’exploitation, de vos logi­ciesl déjà instal­lés, votre nav­i­ga­teur Web et autre sur votre ordinateur.

Plusieurs nou­veaux virus voient le jour à chaque heure.

Ces virus ont plusieurs objectifs :

  • Détru­ire des fichiers sur votre ordinateur ;
  • Envoyer des infor­ma­tions clé sur vous (vos codes d’accès, sites Web vis­ités, codes ban­caires, con­tacts, etc.) ;
  • Don­ner accès à votre ordi­na­teur pour que les ravis­seurs puis­sent utiliser votre ordi­na­teur comme relais pour l’envoie de spam et autre ;
  • Pour le plaisir d’avoir réussi à con­t­a­miner X nom­bre d’ordinateurs, pour faire val­oir un peu de vue ;
  • Autre.

Com­ment se protéger?

Que vous soyez sur Mac ou PC, vous êtes à risque d’être con­t­a­m­iné. Oui, il est vrai que les Macs sont moins visés par les virus, mais ils ne sont pas immu­nisés pour autant. C’est à mon avis en par­tie une ques­tion de nom­bre. Plus de PC, donc plus prof­itable pour un développeur de virus de ten­ter de con­tanimer des PC au lieu des Macs. Mais reste à se ques­tion­ner si le nom­bre de virus pour Mac ne va pas mon­ter en flèche main­tenant que Steve Jobs prends de plus en plus de place sur le marché des ordinateurs.

Un anti-virus est un bon moyen de se pro­téger con­tre une infec­tion, même si encore là vous ne serez pas 100% à l’abri.

Un anti-virus est un ensem­ble de bouts de codes (beau­coup) que des pro­gram­meurs ont dévelop­pés pour con­trer les virus.

Lorsque vous achetez un logi­ciel anti-virus tel que Nor­ton, vous installez sur votre ordi­na­teur un ensem­ble de solu­tions pour prévenir une ou plusieurs infec­tion. Toute fois, comme je dis­ais plus haut, plusieurs nou­veaux virus app­pa­rais­sent à toutes les heures, donc vous devez met­tre votre anti-virus à jour fréquem­ment si non quoi il devien­dra vite désuet. Et vous ne serez pas pro­téger con­tre tous les virus.

Quel anti-virus choisir?

Comme vous pou­vez vous imag­iner à ce point, en temps qu’entreprise, entretenir un logi­ciel anti-virus est tout un tra­vail. Et qui dit tra­vail, dit une équipe d’humain qui demande un salaire pour vivre.

Si un logi­ciel anti-virus est gra­tuit, à quel point est-ce que les codes de “contre-programmation” (code de détec­tion) des nou­veaux virus créés, à toutes les heures, peu­vent être à jour?

Si vous met­tez temps et argent dans un logi­ciel anti-virus, mieux vaut le faire avec un qui est réputé et qui prends son tra­vail au sérieux. Une grande équipe est est plus prob­a­ble de vous assurer un effort suff­isant et constant.

Nor­ton de Syman­tec et McAf­fee sont deux four­nisseurs qui exis­tent depuis longtemps et dont je serais porté à faire con­fi­ance. Dites-vous que le prix que vous payer sert à payer des gens com­pé­tents. Aucun prix? Nous pou­vons nous deman­der com­ment ils peu­vent rester en affaire et manger à chaque semaine…

Utilisez-vous un logi­ciel anti-virus? Lequel?

Voyager léger

Voy­ager léger

Par Claude Brazeau

Bon­jour !

Ceux qui me con­nais­sent savent que je ne suis pas un grand voyageur. Alors ce titre s’applique plutôt à l’équipement que j’utilise lors de mes séances de por­trait et de mariage. :-)

J’étais sous le pont près du CNA l’autre jour et j’observais un autre pho­tographe (ou plutôt son équipement) en atten­dant que mes sujets, un jeune cou­ple de futurs mar­iés, arrivent. Deux têtes de flash avec énormes para­pluies con­nec­tés sur une pile énorme. Une troisième tête der­rière pour le hairlight et 2 grands réflecteurs pour délayer le tout. Trois appareils dans le cou et un autre sur une des qua­tre valises à ses pieds. Ai-je men­tionné un assis­tant? Non, pas d’assistant. J’ai eu la chance d’arriver à la fin de sa séance et de le voir remet­tre le tout dans ses valises (20 min­utes), met­tre un gros sac sur son dos, empiler les valises sur un char­iot et pousser le tout jusqu’à son auto. Il fai­sait 35 degrés ce soir là, j’étais en sueur juste à rester assis et le regarder.

Pas que je veuille cri­ti­quer l’utilisation d’une grande quan­tité de matériel, à cha­cun sa façon de tra­vailler et c’est le résul­tat qui compte, mais, après un cer­tain temps, nos épaules devi­en­nent moins solides et nos os se plaig­nent un peu plus si on y met trop de poids.

J’ai cher­ché longtemps l’équipement idéal pour mon choix et mon style de pho­togra­phie. Je crois que je suis assez près de cet idéal.

Voici ma liste:

Séance por­trait

  • 1 sac “jour­nal­iste” Domke F3 Super Com­pact ;
  • 1 boîtier Nikon D3s avec cour­roie Domke ;
  • 1 objec­tif Nikon 85 mm 1.4 ;
  • 1 objec­tif Nikon 35 mm 2.0 ;
  • 1 Flash Nikon SB-900 sur trépied avec para­pluie “Zum­brella”, les plus com­pacts que j’ai pu trou­ver et qui don­nent un punch sem­blable à un softbox ;
  • 2 Pock­etWiz­ard Trans­ceiver ;
  • 2 cartes mémoire San­disk Extreme 3 ;
  • piles de rechange.

Mariage

Même chose mais le sac est rem­placé par une valise Think Tank Air­port Airstream et j’y rajoute ceci :

  • un objec­tif 24mm 1.4 ;
  • un objec­tif macro 60mm 2.8 ;
  • un objec­tif 50mm 1.4 ;
  • un objec­tif 200mm 2.0 avec son étui et son mono­pod (accroché à la valise) ;
  • un deux­ième flash Nikon SB-900 sur trépied et un autre sur une “Super Clamp” ;
  • un réflecteur blanc/argent ;
  • une mul­ti­tude d’accessoires tels que : gels de couleur, Pock­etwiz­ard d’extra, fils de rechange pour les Pock­etWiz­ard, bungee cords, attaches Vel­cro, cartes de mémoire sup­plé­men­taires, piles, petit tournevis, bou­chons pour les oreilles (pour la dis­cothèque, en soirée) et, bien sûr, des cartes d’affaires.

J’aime bien que tout cela entre dans un seul sac ou une seule valise. Évidem­ment, la 200 mm est tou­jours à part, mais elle ne sert pas à toutes les séances. Aussi, si je peux éviter d’utiliser des flashs et opter pour la lumière ambiante, je le fais avec joie. Comme je le fais tou­jours lorsque j’utilise le pont près du CNA.

Mes clients sont arrivés juste après le départ du pho­tographe et de son stu­dio por­tatif. J’ai sorti mon D3s de mon sac et j’ai tout de suite com­mencé à prof­ité de la plus belle lumière en ville.

Mes épaules en étaient bien heureuses :-)

Jason — Sous le pont près du CNA, centre-ville d’Ottawa

Photographie de mariage — Chez la mariée

Préparations

Pré­pa­ra­tions

Pho­togra­phie de mariage

Chez la mariée

Par Claude Brazeau

Bon­jour !

Cette par­tie de la journée est l’une de mes préférées. Quand c’est pos­si­ble, j’entre et je vais me présen­ter sans tout mon équipement, rien ne sert d’énerver tout le monde en entrant dans la mai­son comme un bull­dozer.  Je com­mence par pho­togra­phier les détails. C’est assez rare que j’arrive chez la mar­iée et que tout le monde soit prêt. Les bou­quets, la robe sus­pendue, les souliers, bijoux etc.… tout y passe. J’y fait beau­coup de can­dids aussi.

Au début ça me gênait beau­coup de faire des pho­tos de la mar­iée lorsqu’elle s’habille et se pré­pare. Surtout avec les filles d’honneur qui jasent de toutes sortes de choses qui ne sont habituelle­ment pas dis­cutée en com­pag­nie d’un homme. C’est à ce moment que j’aurais aimé que mon assis­tante soit aussi pho­tographe, mais on s’habitue à tout et aujourd’hui je trouve ça plutôt drôle et les pho­tos qui en ressor­tent sont sou­vent cocasses.

C’est sou­vent la maman qui aide la mar­iée à met­tre ses bijoux. C’est un très beau moment que vous pou­vez «pousser» un peu plus loin en leur deman­dant de se regarder et de pren­dre leur temps; dan­gereux pour le maquil­lage, mais de l’émotion garantie. En tant que pho­tographe, on peut aussi «créer» ce genre de moments : juste à deman­der et, sou­vent, ce sont les pho­tos les plus belles de la journée. Cer­tains pho­tographes ne font pas ces pho­tos, con­sid­érant celles-ci trop «qué­taines». Il n’y a absol­u­ment rien de qué­taine à voir une mère qui pleure avec sa fille le jour de son mariage.

Je fais aussi quelques pho­tos de famille, le cortège de la mar­iée et évidem­ment, la mar­iée elle-même. C’est là que se font les plus beaux por­traits puisque la robe est encore toute pro­pre et le maquil­lage ainsi que la coif­fure sont tout frais.

Encore une fois, il est très impor­tant de ne presser per­sonne, c’est cer­taine­ment à ce moment que la mar­iée est la plus nerveuse. J’essaie d’être l’oeil dans la tor­nade, là où rien ne bouge mais d’où on peut observer la fébril­ité de cette journée qui ne fait que com­mencer. Ils n’ont sure­ment pas besoin d’une autre per­sonne nerveuse dans le groupe, surtout pas le pho­tographe. :-)

Je passe en général d’une heure à une heure trente avec la mar­iée et sa famille.

Après cette ses­sion, c’est habituelle­ment l’heure du lunch. Il arrive qu’on nous offre de la nour­ri­t­ure mais c’est assez rare puisque tout le monde est occupé à autre chose. J’apporte tou­jours un léger repas (lire : Claudette apporte…) et je mange dans l’auto avant de pren­dre la route vers l’église.

Pour le photographe:

  1. Atten­tion aux beaux moments rem­plis d’émotions : cette séance en est riche.
  2. N’oubliez-pas les bou­quets, bijoux, souliers, etc. Tout ça fait de très beaux fonds de page pour l’album.
  3. Si vous êtes un homme, deman­dez tou­jours à la mar­iée si elle est prête à vous recevoir avant de vous présen­ter dans la cham­bre où elle se pré­pare, même chose si vous êtes une femme. Mon assis­tante est tou­jours aux aguets pour ces détails très impor­tants. :-)

Pour la mariée:

  1. N’hésitez-pas à dire à votre pho­tographe s’il est dans vos pattes. Un pro sera à sa place en tout temps mais des fois, on s’oublie. :-)

À suivre…

Premier contact avec la photographie

Pre­mier con­tact avec la photographie

Par Claude Brazeau.

Quel fut votre pre­mier con­tact avec la pho­togra­phie? C’est-à-dire : qu’est-ce qui vous a, en pre­mier lieu, attiré vers la photo?

Est-ce une image par­ti­c­ulière dans un livre ou un mag­a­zine? Est-ce un appareil photo reçu en cadeau ou bien un ami pho­tographe pas­sionné? Le sujet a été soulevé lors d’une dis­cus­sion avec un ami : aujourd’hui, l’intérêt envers la pho­togra­phie passe beau­coup par l’appareil et non l’image. Pourquoi ?

Mon pre­mier con­tact avec la pho­togra­phie n’a rien de par­ti­c­ulier : mon frère col­lec­tion­nait des livres sur la deux­ième guerre mon­di­ale et j’aimais bien les regarder en cachette. Pas pour les images dégradantes de scènes de tuerie qu’on y voy­ait (images qui ont prob­a­ble­ment un rôle à jouer dans le fait que je suis devenu un paci­fiste), mais pour le ques­tion­nement du point de vue du pho­tographe. Com­ment quelqu’un peut-il être témoin de telles scènes en tant que tech­ni­cien? Je com­prends aujourd’hui l’importance de tels témoignages, mais je me suis tou­jours ques­tionné sur la per­sonne qui pre­nait ces pho­tos. Aurais-je pu faire la même chose? Était-ce un choix ou un sim­ple tra­vail com­mandé par l’armée?

Je ne me ques­tion­nais pas sur l’équipement util­isé, cela m’était d’aucune impor­tance : seul le mes­sage comp­tait. Ces pho­tos ont déclenché chez-moi un besoin d’en savoir plus, un besoin de savoir si je pou­vais aussi faire des images d’une telle puis­sance. Évidem­ment, je me suis tourné vers un sujet plus paci­fique, mes pre­mières pho­tos étant des pho­tos de nature. J’ai dû atten­dre des années avant de pou­voir met­tre la main sur un «vrai» appareil photo, un Canon AE-1 tout manuel doté d’un 50mm. J’étais très fier de cet appareil, pas parce que c’était un appareil de mar­que con­nue ou que tel ou tel pho­tographe util­i­sait le même, mais bien parce qu’il me per­me­t­tait de pou­voir enfin met­tre mes idées en image. Mes pre­mières pho­tos étaient très blêmes en com­para­i­son de tout ce qui m’avait influ­encé, mais au moins j’avais l’impression que j’allais quelque part.

Lorsque je donne des ate­liers ou ren­con­tre des mem­bres de clubs photo, ou même des pro­fes­sion­nels, la ques­tion qui revient le plus sou­vent est : quelle mar­que d’appareil photo utilises-tu? Au début, ça me frus­trait un peu qu’on me demande la mar­que de mes «out­ils» plutôt que de me poser des ques­tions sur mon chem­ine­ment ou mes images. Je me suis donc demandé : pourquoi l’appareil et ses acces­soires sont-ils devenus si importants ?

Je n’ai pas la pré­ten­tion de con­naitre la vraie réponse, mais je crois bien que le marché actuel en est la cause. Les grosses mar­ques ont changé leur fusil d’épaule et visent main­tenant M. et Mme Tout-le-Monde et leur pub­lic­ité le reflète bien. On vend les appareils photo comme on vend des autos ou des lames de rasoir. Le pre­mier con­tact avec la pho­togra­phie se fait donc par l’entremise de l’appareil et non de l’image. Ces pub­lic­ités met­tent l’importance sur l’outil plutôt que sur ce qui est vrai­ment important.

Beau­coup de gens sont évidem­ment vrai­ment intéressés par la tech­nolo­gie et c’est tant mieux. Ces photographes/techniciens nous aident à mieux com­pren­dre les change­ments rapi­des dans l’industrie actuelle. Ils con­tribuent aussi au développe­ment dans le marché, car les com­pag­nies ne chercheraient pas autant à se dépasser les unes les autres si le bassin d’acheteurs se lim­i­tait à une poignée de pros.

Je reprends con­fi­ance lorsque je vois des pho­tographes qui ignorent totale­ment le marché présent et ses offres alléchantes et utilisent ce qui les sert le mieux dans leur tra­vail ou leur créa­tiv­ité. J’aime voir un pro utiliser son iPhone ou une vieille Holga à moitié recou­verte de duct tape. J’ai récem­ment ren­con­tré un pho­tographe de mariage qui avait un Nikon F3 au cou et se foutait pas mal de mon D3s. Il a bien ri quand je lui ai demandé l’adresse de son site inter­net. Sa réponse : www.jaipasdordi.com.

Quant à moi, je regarde tou­jours le tra­vail des grands. Les images qui font rêver et celles qui font réfléchir. Celles qui provo­quent des émo­tions, des réac­tions immé­di­ates et puis­santes. Les reportages sur le séisme en Haïti ou le déverse­ment de pét­role dans le golfe. Des images qui nous aident à grandir.

Mais j’aime aussi regarder les nou­veaux appareils offerts sur le marché. Ceux qui nous aident à mieux faire notre tra­vail. Je dois évidem­ment penser au bud­get avant de m’en pro­curer un, mais je réus­sis tou­jours à trou­ver l’excuse.

Dif­fi­cile de juger…

Quel fut votre pre­mier con­tact avec la pho­togra­phie ? J’attends vos réponses.

Claude

Mon pre­mier SLR — Canon AE-1

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